"La grande île d'Oléron au sud de l'île de Ré ne laisse pour la navigation que des passages étroits, les coureaux où les courants de marée entre les bancs de sable prennent de la vitesse. Les mouillages naturels sont rares. Il a fallu encaisser les déversoirs des marais à grand renfort de fascines pour créer des petits ports abris que fréquentent principalement les barges des ostréiculteurs. En, revanche, au nord, la protection qu'assure l'Île d'Oléron a permis dans le pertuis d'Antioche le développement de la navigation de plaisance avec les grands ports de La Rochelle. Plus au sud, dans l'embouchure de la Gironde la mer êut être parfois très dure sur les hauts fonds et crée des courants violents.
La longue plage ininterrompue des Landes une véritable frontière pour les petits bateaux et le bassin d'Arcachon seul abri sur 115 milles, est un monde un peu à part, derrière ses passes souvent difficiles à franchir, un labyrinthe de chenaux entre les parcs à huîtres où les barges des ostréiculteurs, les bateaux de plaisance se partagent de tout petits ports.
Avec le Pays Basque, le sable cède sans transition la place aux rochers. Les Pyrénées descendent vers la mer en un relief élevé, accidenté couvert d'une belle végétation. Un paysage qui n'est pas sans similitude avec les côtes les plus sauvages de la Bretagne. Un environnement qui va se poursuivre tout au long de la côte Cantabrique que borde une haute chaîne montagneuse sur près de 300 milles jusqu'aux grandes rias de la pointe de la côte nord du cap Finisterre. De vastes baies, bien abritées entre les collines, qui n'ont rien à envier à la rade de Brest ou au golfe du Morbihan. Les nombreux petits ports, souvent pittoresques, sont le domaine des pêcheurs mais de modernes ports de plaisance, de véritables petites marinas y facilitent grandement la navigation de plaisance.
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