Si l'on excepte le rivage rocheux de la chaîne de l'Estaque, entre la rade de Marseille et l'étang de Berre, tout le littoral de la partie ouest des côtes françaises de la Méditerranée présente des plages qui s'étirent sur plus de 100 milles. Elles ne sont coupées que par le vaste estuaire du Rhône, les embouchures de quelques fleuves côtiers et les graus, ces débouchés naturels des vastes étangs qui ne sont séparés de la mer que par un mince cordon de sable. Quelques roches brûlées par le feu d'un volcan près d'Agde et les falaises crayeuses de Leucate constituent les deux seuls points un peu plus élevés sur cette côte plate et basse avec un peu en retrait les monts St Clair et St Loup à hauteur de Sète et du Cap D'Agde.
Mais brutalement, sans aucune transition, lorsque la haute chaîne des Pyrénées rejoint la mer, le rivage devient rocheux, souvent élevé et escarpé. Le Cap Creus, dont le passage est difficile par tramontane, marque à une dizaine de milles de la frontière espagnole, l'avancée extrême de la côte très touristique de la Costa brava où bon nombre de calanques, de calas, offrent d'agréables mouillages de beau temps. Les estuaires ensablés de quelques rios viennent par endroit rompre les escarpements rocheux comme dans le grand golfe de Rosa, mais ce rivage tourmenté va s'étirer sur 60 milles jusqu'aux abords du cap de Tossa où les dernières collines des Pyrénées s'éloignent définitivement dans l'intérieur des terres, pour laisser place à nouveau à des plages longues et rectilignes qui s'étirent jusqu'à Barcelone et ne sont coupées que par quelques ports de plaisance et de pêche.
Une véritable chaîne de marinas et plusieurs grands ports de commerce permettent de naviguer sans grand problème le long du littoral entre Marseille et Barcelone. Seule la Camargue par fort mistral et le Cap Creux par tramontane constituent deux obstacles parfois délicats à franchir.
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